Too Rough – Curation n°1

Too rough – Curation n°1 Synopsis : Après une nuit d’ivresse, Nick, qui a la gueule de bois, se réveille hystérique à côté de son petit ami Charlie. Il doit malheureusement le cacher à sa propre famille homophobe et dysfonctionnelle. Too Rough est l’un des tout premiers courts-métrages queers que j’ai pu visionner et c’est l’un de ceux qui m’a le plus marqué. Je pense que beaucoup de jeunes personnes LGBTQIA+ peuvent s’y identifier du fait des thématiques qu’il aborde : la famille, les différences de classe ou encore la difficulté des vécus queers. On a tout de suite décidé de l’utiliser dans le cadre des ateliers « un dimanche au centre » visant à faire découvrir des films queers sous leur forme courte au public du Centre LGBTQIA+ de Marseille. Il a vraiment résonné avec les personnes qui étaient présentes.

Hetaíra

Hetaíra Des ateliers en collaboration avec l’amical du nid.  Hetaira c’est un projet qui a pour but de proposer des moments de rencontres, d’échange et de temps de parole avec un groupe de prostituées majeures et mineurs sur la ville de Marseille. Ces espaces d’expression et de création visent à donner une visibilité à leurs récits et leurs histoires, en s’appuyant sur deux grandes phases : la première est dédiée à la rencontre et à la construction de liens; puis la seconde, centrée sur la médiation et des ateliers créatifs adaptés à nos compétences. Des disciplines telles que le théâtre, l’écriture, la danse et la mise en corps seront proposées lors de cette deuxième phase, permettant d’introduire progressivement un processus de création. Ce projet s’inscrit dans un contexte où les droits des femmes restent fragiles, et où les violences et inégalités qu’elles subissent persistent. Certaines sont confrontées à une double, voire une triple marginalisation : les femmes transgenres, les femmes noires, les femmes immigrées, les femmes musulmanes… Dans ce paysage, les femmes en situation de précarité, notamment celles qui utilisent leur corps pour vivre ou survivre, occupent une place centrale. Parmi les groupes les plus marginalisés, les prostituées sont depuis longtemps la cible de jugements, d’insultes et de violences. Ces attaques, qu’elles s’adressent directement à elles ou servent à dénigrer d’autres, trouvent toujours leur origine dans la figure de la femme prostituée. Le projet vise à renverser l’invisibilisation en créant des espaces d’expression et de création à Marseille. Ces espaces offrent non seulement une opportunité de faire entendre leurs histoires, mais aussi de leur redonner une visibilité, une dignité longtemps niées et de potentiellement sensibiliser un public sur le sujet des VHSS. De ce fait, chaque atelier crée un espace où les participantes peuvent s’exprimer librement, mais aussi se réapproprier leur histoire et leur expérience. Le théâtre pourrait permettre de mettre en lumière des récits personnels en les transformant en performances collectives. À travers des scènes jouées, les participantes peuvent se confronter à leur vécu, et ainsi faire émerger des témoignages qui, autrement, seraient restés dans l’ombre. La danse, en tant qu’expression corporelle, est un moyen unique de libérer la parole. Le mouvement peut exprimer des émotions, permet de dépasser la parole rationnelle pour toucher au ressenti intime, souvent lié au corps, et d’exprimer des vécus de manière non verbale. Il y a également l’écriture qui structure la mémoire et les émotions pour mieux les comprendre. Cela offre un espace intime pour raconter et reconstituer son histoire. Les histoires individuelles deviennent donc des récits collectifs, ce qui renforce le sentiment de solidarité. En publiant ou en partageant ces récits, nous donnons une voix à des personnes souvent réduites au silence en permettant d’éveiller la conscience des autres et de donner une visibilité à ces femmes qui dépasse les préjugés et les stéréotypes.  

DJ PAD

DJ PAD DJPAD, des ateliers de musique électronique assistée par ordinateur dans un EHPAD Avec DJPAD, des résident.es se métamorphosent en DJ dans des EHPAD marseillais. La musique électronique résonne dans les couloirs brisant les stéréotypes de la vieillesse. Les mélodies électroniques se mêlent aux souvenirs d’une vie bien vécue, les frontières entre jeunesse et vieillesse s’effacent laissant place à une connexion entre les générations. Entre rires et concentration, chaque participant.e manipule les platines, les boutons et les curseurs et renoue avec sa créativité. DJPAD est plus qu’une simple activité de musicothérapie en EHPAD, c’est un symbole du lien intergénérationnel, où la musique devient langage. L’équipe du projet : Emma Thevenot, Coline Meffre et Bertille Coutrot;  L’artiste intervenant Styles musicaux : Batida, Bass Music, Bouyon, Breakbeat, Club, Dembow, Dubstep, Funk brésilien, Grime, UK Funky. Trae Joly Trae Joly fait ses premiers pas dans la musique en tant que batteur. Il garde de cette expérience une approche très rythmique et technique du mix. Après avoir plongé dans le rap pendant son adolescence, il fait ses premières sorties en club dans des soirées dancehall et découvre plus tard une passion pour la global bass. En tant que DJ affirmé après des années à travailler son art sur scène et au studio, il continue à placer avec soin des références à ses racines musicales, qu’il enveloppe dans un ensemble de rythmiques percutantes et de basses prononcées. Ses sets sont des paysages sonores où s’enchaînent dans une parfaite harmonie Batida et Dubstep, Bouyon et Jungle, Funk brésilienne et Grime. Co-fondateur et organisateur de nombreuses free parties avec  le collectif Moon Squad, fondateur de Commune de nuit et porteur du projet Club Coop, il défend une vision engagée de la fête. Les lineups autant que la politique tarifaire de sa série de soirées “Trae Joly invite” visent l’accessibilité, la diversité et la liberté. Sur le plan artistique, son objectif est de contribuer à la promotion de styles de musique moins connus du grand public, tout en le faisant transpirer sur la piste de danse. Il a partagé cette passion  avec des artistes comme Mina, Mystique, Ohjeelo ou Teddy Kitano. En outre, il part à la recherche de nouvelles découvertes  musicales via une résidence sur Egregore (avec son collectif Moon Squad). En 2024 il rejoint le roster de Marsatac agency. Plus récemment, il sort son premier EP Sticky Dancefloor, sur le label HTS. Ce trois titres représente parfaitement l’univers de Trae Joly, mêlant différentes influences du club à 140 bom.

Chez soi

Chez soi Un projet d’exposition pluridisciplinaire pour aborder la question des pratiques invisiblisées.  Le projet Chez soi apparaît au cœur d’une réalité complexe : Marseille, ville cosmopolite est un véritable témoignage vivant de l’histoire et de la richesse des identités multiples de celles et ceux qui la composent. Pourtant, cette réalité coexiste avec des discriminations systémiques et institutionnelles en France qui tendent à stigmatiser et invisibiliser une partie de la population. À travers cette tension, l’exposition pluridisciplinaire et participative Chez Soi soulève une question intime et pourtant universelle : que veut dire « chez soi » dans le monde d’aujourd’hui ?Une recherche fragmentaire autour du sentiment d’appartenance, de sa place dans nos communautés et sur la réappropriation de nos espaces.“Chez soi” vise à valoriser des récits souvent invisibilisées, portés par des personnes marginalisées et/ou issues de minorités en invitant des artistes à co-construire la narration de l’exposition en partenariat avec des structures socio-éducatives.Des ateliers menés en amont de l’exposition permettent aux participant·es d’exprimer leur vécu et leur vision de ce sujet, tout en nourrissant la démarche artistique. L’exposition devient ainsi le reflet de récits pluriels, construits collectivement. L’originalité du projet réside dans sa volonté de rompre avec les formats traditionnels d’exposition, en plaçant la co-construction et la participation au cœur du processus artistique. Ce choix fait écho au thème du “chez soi” : un espace que l’on investit librement, où l’on peut être soi-même, exister, créer. L’équipe du projet Emma Joubert Assistante de production chez SYL Productions. Titulaire d’une licence de sociologie parcours santé territoires et conditions de travail.Service civique : animation d’ateliers sociolinguistique (FLE) Julie Baron Assistante en coordination chez Mécènes du sud. Titulaire d’une licence de médiation culturelle. Hypokhâgne et un an de licence de géographie et aménagement.  Romane Pareja Chargée de communication chez Radio Grenouille.Licence LEA Anglais-Espagnol-Italien à Tours Master Recherche Études et Conseil en Information Communication et médias à l’École de Journalisme et de Communication d’Aix-Marseille Emilia Arnold Chargée de relations avec les publics au théâtre national de la Criée. Service civique à la Maison de Heidelberg, centre culturel allemand MontpellierLicence de pédagogie culturelle et des médias à Merseburg, Allemagne Marilou Capmas Travaille en Administration, programmation et billetterie au Nomad’. Licence de psychologie à l’Université Lumière Lyon 2 (2 années)Licence de médiation culturelle spécialité musique à la Sorbonne Nouvelle Service civique régie/production en studio de répétition et école de musique Sakura Ichiki-Amaré Assistante de communication au théâtre national de Marseille La Criée. DUT Information-Communication à Cannes puis 3ème année de licence en Information-Communication à l’EJCAM à Aix-en-Provence. Stage en communication digitale pour le groupe de musique Makoto San. https://www.youtube.com/watch?v=nzLWXYgqSl0

Un dimanche au centre

Un dimanche au centre Des ateliers d’analyse d’image et de découverte du court-métrage queer.  De janvier à avril 2025, 4 ateliers d’analyse d’image et de découverte de courts-métrages queer ont été proposés au Centre LGBTQIA+ Marseille. Découvrez les thématiques abordées :  A nos identités queers :  Beauty Boys, de Florent Gouëlou 18′ Gigi, Cynthia Calvi, 1′ Too Rough de Sean Lionadh. 15′. Angleterre Mille et une façons de s’aimer :  Loving Thibaut Buccellato 3’20 In a heartbeat de Beth David and Esteban Bravo 4′ Great escape de Sal Bardo 6′ The lavander de Matthew Puccini 10’46 Asexual story de Meghan Delany 3′ Parting gift de Sabrina Marks 3’ It’s gonna be okay de Thibaut Buccellato 4′ Jean est tombé amoureux de Romain Pham Roellet 20’  Regards d’ailleurs :  Eu Não Quero Voltar Sozinho, de Daniel Ribeiro 17′ Brazil, Write Here  de Jake Consing Muñoz 15’ Philipine  MY MOTHER’S GIRLFRIEND de Mazhya Aaichi 15’ Inde As i am  de Sihle Hlophe 14’ Afrique du sud SÍ A TODO, de Roberto Pérez Toledo 3′ A nos étudiant·es queers : Programme à venir 

Briser la vague

Briser la vague Un parcours d’écriture et de collage dans le cadre la Pride Marseille Du 10 au 13 juin 2025, en collaboration avec la Pride Marseille, un parcours d’ateliers Fanzine a été proposé aux personnes LGBTQIA+ et à leurs allié·es au Centre LGBTQIA+ de Marseille. Une vingtaine de participant·es se sont retrouvé·es pour explorer la thématique de la Pride 2025 : « Briser la vague ». Animé par Ju, Merlin et Gaëlle, cet événement a permis de créer collectivement un Fanzine qui reflète les réflexions, les créations et les échanges nés de ces quatre jours d’ateliers. Le Fanzine est désormais disponible : En version physique au Centre, au prix de 5€ au profit du Fond d’Urgence du Centre LGBTIQA+ de Marseille.  En version numérique, gratuitement en ligne.  Ce parcours a été proposé dans le cadre du Programme Première(s) Approche(s) qui vise à favoriser l’orientation choisie et le lien social par l’éducation artistique et culturelle.  Télécharger le Fanzine

Osez #1

OSEZ #1 Apprendre à oser parler de soi par le théâtre  En collaboration du service Rebondir, d’Aix Marseille Université, un parcours d’ateliers d’expression théâtrale à a été proposée à un groupe étudiant·es en réorientation. Autour de la thématique « Osez”, le parcours a été l’occasion pour les participant·es de s’imprégner des pratiques et des outils du théâtre pour apprendre à parler d’elleux et leur projet professionnel et/ou éducatif. Improvisation, posture, voix, autant de formes et de techniques au service de la prise de confiance en soi. Le parcours a pris le format d’une séance de 1h30 toutes les deux semaines de 12h30 à 14h pour permettre aux étudiant·es de pouvoir s’impliquer en parallèle de leurs études.

En Mouvement #1

En Mouvement #1 Parcours de découverte des métiers du cinéma et de l’audiovisuel Avec l’appui de l’antenne Vacon de la Mission Locale de Marseille, un parcours d’une semaine autour des métiers de la réalisation a été proposé à un groupe de jeunes femmes accompagnées par la mission locale dans leur projet de recherche d’emploi et de formation. Animé par Nelly Patouma, le parcours a été l’occasion de s’initier à l’écriture scénaristique, la réalisation et le montage. Un court métrage intitulé “ L’enfer me ment” a été réalisé dans le cadre du parcours. Le projet a reçu le soutien du département EAC de la ville de Marseille. Court-métrage à découvrir prochainement

Diversité LGBTQIA+ – Un dimanche au centre #1​

Diversité LGBTQIA+ – Un dimanche au centre #1 Retour sur le premier atelier de visionnage de court-métrage au Centre LGBTQIA+ de Marseille.  Dimanche 19 janvier 2025, au Centre LGBTQIA+ de Marseille EKTOSa réalisé le premier atelier de son projet « Un dimanche au Centre », dédié à la découverte du film court comme outil d’expression pour les réalisateur·ices de la communauté LGBTQIA+. L’objectif ? Explorer comment ce format permet de raconter des vécus, des histoires et des luttes, tout en offrant une porte d’entrée accessible à la création cinématographique. Une thématique au cœur des diversités Pour cette première édition, la thématique « Diversités LGBTQIA+ » a guidé les échanges et les visionnages. Cinq participant·es se sont réunis pour partager leurs impressions, leurs émotions et leurs réflexions autour de trois courts-métrages marquants : Too Rough de Sean Lionadh. 15’ – 2022 Gigi de Cynthia Calvi. 13’55 – 2023 Beauty Boys de Florent Gouëlou. 18’ – 2019 Des questions pour guider la réflexion Les échanges ont été nourris par des questions centrales, invitant chacun·e à s’interroger sur la place des émotions, du drame et du bonheur dans les récits queers : Qu’est-ce qu’on ressent ? Quelle place pour le drame dans la vie des personnes queers ? Et du coup, quelle place pour le bonheur ? Quel rapport aux autres et à la famille ? Selon vous, que peut apporter le format court ? Ces interrogations ont permis de mettre en lumière la richesse des récits courts, capables de capturer des instants de vie, des combats ou des moments de grâce avec une intensité unique. Un projet à suivre Cet atelier s’inscrit dans une démarche plus large visant à démocratiser l’accès à la création audiovisuelle et à valoriser les voix LGBTQIA+. D’autres rendez-vous sont d’ores et déjà prévus pour continuer à explorer le cinéma sous toutes ses formes. Un grand merci aux participant·es pour leur présence et leur engagement, ainsi qu’aux réalisateur·ices dont les œuvres ont inspiré ces riches échanges !